La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

 Notre histoire            

Notre histoire est abordé dans un contexte de deux jeunes migrants d'origine camerounaise, survivants et victimes (Roméo François Elom Ntamag à gauche et Patrice Boukar Zinahad à droite (voir photo)) des événements douloureux de Ceuta et de Melilla auxquels les dizaines de migrants clandestins perdaient leurs vies lors de la traversée du grillage séparant le Maroc et l’Espagne et d’autre grièvement blessés déportés et refoulés dans les conditions dramatiques et de pires violation de droits humain vers la frontière Algéro-Malienne.

Désemparée par cette situation, à notre arrivé à Bamako nous étions abandonné à notre triste sort, obliger de trouver refuge dans un GHETTO (immeuble de deux étages abandonné) en plein centre ville de Bamako, ou il n'y avait ni lumière, ni eau potable, vivant ainsi dans les conditions de précarités. Seul Dieu était notre espoir de vivre car parmit nous il y avait certaines personnes qui nous fortifiait avec les saintes écritures et ainsi naissait encore l'envie de vivre et cela se voyait entre nos yeux.

A travers nos souffrances, douleurs quotidiennes et soucieux d'amélioré nos conditions de vie, nous avions décidés de rassembler et d'accueillir dans le GHETTO tous les migrants refoulés ou déportés ressortissants d’Afrique centrale vivant en Afrique de l’ouest plus précisement au Mali afin de consolider les liens de solidarité et d’entraide entre les migrants car la situation des refoulés de l'Afrique centrale au Mali devenait de plus en plus compliquée en terre malienne.

Entre autre, le Mali étant principalement un pays d’émigration, bien que la migration de transit, encore faiblement appréhendée à ce jour, constitue également un élément important du profil migratoire malien.  Le Mali est devenu le principal pays par excellence de blocage des migrants étrangers, où en fait convergent tous les migrants entre autre les maliens et les non maliens, refoulés ou expulsés du Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et la Libye, et occasionnellement d'autres pays européens comme la France ou l'Espagne.

Après moult effort sans succès, en 2006 une plate forme de discusion s'ouvre à nous, nous permettant de témoigner sur les évènements douleureux de Ceuta et Melilla. C'est à l'issue de ce forum organisé à Bamako du 09 au 12 Septembre 2006 commémorant les événements douloureux de CEUTA et de Melilla auxquels les dizaines de migrants clandestins perdaient leurs vies lors de la traversée du grillage séparant le Maroc et l’Espagne et d’autre grièvement blessés déportés et refoulés dans les conditions dramatiques et pires violation de droits humain que l'Association des Refoulés d'Afrique Centrale au Mali (’ARACEM) voyait le jour. 

Créer le 30 Novembre 2006 de la même année au terme du forum, l'initiative de ces deux jeunes migrants camerounais (Roméo François Elom Ntamag à gauche et Patrice Boukar Zinahad à droite (voir photo))  victimes des évènements de Ceuta et Melilla de 2005 viendra afin porter assistance à toutes ces personnes refoulées ou en transit, originaires d’Afrique centrale ou de l’ouest, de nationalités autres et même maliennes qui se retrouveront dans l’impasse au Mali.

Beaucoup de migrants partent de zones de plus en plus méridionales de l’Afrique, et se retrouvent bloqués au Mali, par faute de possibilités matérielles ou de moyens financiers pour continuer leurs routes ou suite à un refoulement depuis les pays du Maghreb. Les difficultés liées à la situation d’impasse, de « piège » dans laquelle se retrouvent les migrants de transits, sans possibilité d’aller de l’avant (verrouillage) ni de retourner au pays d’origine (manque de moyens) créent pour ces derniers des conditions de vie extrêmement difficiles dans la ville de Bamako et du nord du pays (Gao, Kidal).

L’association accueille, réunit et rassemble les refoulés d’Afrique central et d’Afrique de l’Ouest au Mali afin de créer des liens de solidarité et de susciter une entraide moral physique financière et spirituelle ; Elle assure la prise en charge des refoulés, déportés et déplacés dans les domaines tels que la santé, la nutrition, le logement, l’habillement, l’établissement des pièces d’identité, assistance aux migrants incarcérés etc.

Elle dénonce les violations des Droits de la personne humaine et les discriminations, facilite le retour des migrants qui le souhaitent vers leurs pays d’origine et favorise un partenariat dynamique avec les institutions œuvrant pour la même cause.                

Nous rejoindre sur...